VIOLENT DAYS >> Du 26 au 30 janvier

Un film de Lucile Chaufour
Avec Frédéric Beltran, Franck Musard, François Mayet...
France, 2004, 1h44



En France, à Paris et au Havre, des rockers continuent de rêver à un pays qui n'existe pas : l'Amérique.

Vous détestez le noir et blanc, vous détestez les documentaires, vous détestez le rock and roll ? Alors allez-vous faire f… !
Violent Days suit une bande de trentenaires décidés à se créer un monde fantasmé, mélange d’une France de ce début de siècle et d’une Amérique des années cinquante prospère. Les femmes sont de belles blondes platines, les hommes des ouvriers virils qui n’ont pas peur de l’alcool, de la vitesse et des bagarres. Mais derrière cette façade convenue et stéréotypée, la réalisatrice montre une France où les certitudes sociales sont effacées.

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"Un des films les plus étranges et attachants vus depuis longtemps. Ça tourne autour du rockabilly, le rock primitif, l'original, le pur, le dur, le banané, le gominé, le rebelle, l'original, tout en clous, tatouages, cylindrées et blousons noirs.
Ça se passe en France, on ne sait exactement quand, dans un milieu insoupçonné, composé de plus ou moins jeunes prolos, plus ou moins paupérisés, plus ou moins marlous, plus ou moins aigris, plus ou moins poignants, et beaucoup plus blancs qu'autre chose.
(...) Violent Days, par ses choix de narration et de mise en scène, cultive ce trouble, jette le soupçon sur le genre dont il se réclame et l'époque à laquelle il se déroule, désaxe son spectateur. Le film, en noir et blanc, joue sur deux registres, documentaire et fiction, qu'il noue tout au long du récit, en même temps qu'il désynchronise assez souvent le couple image-son.
Le résultat fait vaciller, mais scintille de talent, produit de l'envoûtement.
Hérissé d'une tonique bande musicale (de Buddy Holly à Gene Vincent), Violent Days est un film hyperstylisé, dont l'univers évoque tout à la fois le classicisme hollywoodien, la Nouvelle Vague et le cinéma militant.
Autant dire que la mélancolie est son principal sujet, comme langueur romantique après un idéal qu'on sait inaccessible, mais aussi bien comme accélération morbide du désespoir qui pousse à écraser le champignon dans la nuit.
Légende du rock et mythologie du cinéma s'y télescopent et s'y déploient dans une dimension onirique, qui s'incarne très fortement dans ces personnages tiraillés entre l'aliénation et la révolte. Au final, ce sentiment rare d'avoir vu un film irréductible, qui emporte avec lui l'élégie d'une fin du monde et la pulsation de la vie qui bat."  Jacques Mandelbaum, Le Monde (lire la critique complète)

"Entre cette fiction qui se joue et cette part documentaire, Lucille Chaufour organise des frontières très floues, le spectateur doit faire avec. Un dispositif qui, autour de la question du réel et de et son simulacre, aurait à voir avec Close up de Kiarostami et Peter Watkins. Également avec Cassavetes (le noir et blanc granuleux est une citation évidente de Shadows ) ou le Godard tendance sociologue de la seconde moitié des années 1960, particulièrement Masculin féminin et 2 ou 3 choses que je sais d’elle. Ici, les deux registres, documentaire et fiction, se répondent pour former, l’un pour l’autre, une chambre d’écho ; même si le documentaire amplifie davantage la fiction que le contraire. Cet enchâssement ne peut donc être tenu pour une coquetterie, il permet de dresser tout un pan d’une histoire socio-culturelle aux résonances politiques très fortes : un kaléidoscope de la jeunesse ouvrière de banlieue et de sa condition, la question du racisme, les rapports hommes-femmes, notamment avec le portrait de cette Marylin aliénée superbement interprétée par Serena Lunn." Arnaud Hée, Critikat.com (lire la critique complète)


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jeu. 26 jan. > 18 h et 20 h 30
sam. 28 jan. > 16 h
dim. 29 jan. > 21 h
lun. 30 jan. > 18 h et 21 h
au cinéma Les Lobis