ALOIS NEBEL >> Du 22 au 26 novembre 2012


Un film de
Tomás Lunák

Avec Miroslav Krobot, Marie Ludvikova, Karel Roden...
Allemagne, République Tchèque, 2011, 1h24, vostf
.



1989. Aloïs Nebel est chef de gare dans une petite station tchèque, non loin de la frontière polonaise. Il vit seul, mais quand le brouillard se lève, il croit voir les fantômes de son passé. L’irruption d’un étranger l’obligera à affronter ses cauchemars. L'irruption d'un étranger bouleverse sa vie. Réfugié dans la gare centrale de Prague, il croise celle qui lui donnera l'amour dont il a besoin pour sortir du brouillard de ses souvenirs.

Ce film, ainsi que Couleur de peau : miel est programmé dans le cadre de la 29ème édition du festival bdBOUM qui se déroule à Blois les 23, 24 et 25 novembre. > Voir le site de bdBOUM

 


(Cliquez en bas à droite de l'image pour visualiser la vidéo en mode "plein écran")

 

« Il est toujours utile d’être bousculé dans ses préférences, d’être remis en question dans ses goûts ou préjugés. Ainsi, votre serviteur a toujours été un peu rétif au cinéma d’animation. (...) C’est donc avec étonnement et grande joie que j’ai été conquis, scotché, remué, “animé” par Aloïs Nebel, merveille de film d’animation réalisée par un jeune Tchèque à la dégaine de chanteur grunge, Tomás Lunák. (...)
Aloïs Nebel, c’est le personnage principal, chef de gare dans un bled des montagnes tchèques proche de la frontière autrichienne. Un homme solitaire et taciturne, hanté par le passé. Nebel signifie brouillard en allemand, et le film est en effet baigné d’une atmosphère assez “nuit et brouillard”. Pour autant, Lunák ne montre pas la Shoah, ou seulement par résonance. (...)
Si ce récit qui mêle petite et grande histoire est déjà fort en soi (on y trouve aussi le suspense d’une affaire de tueur en cavale puis d’une possible histoire d’amour naissante), que dire de la mise en scène très inspirée de Lunák, qui pointe la corruption et l’amnésie de la société stalinienne finissante, tire le meilleur parti des profondes forêts d’Europe centrale et de leurs mystères anxiogènes, décline toute la polysémie symbolique des trains, objets de voyages physiques ou mentaux, métaphores parfaites du cinéma, de la mémoire, de l’histoire et du XXe siècle. Les personnages sont remarquablement dessinés, tant graphiquement que psychologiquement, le hors-champ est utilisé avec à-propos et le film avance dans un noir et blanc somptueux d’élégance et de puissance évocatrice. » Serge Kaganski, Les Inrockuptibles (> Lire l'article dans son intégralité)

 


> Voir la revue de presse Allociné
> Télécharger le dossier de presse



jeu. 22 nov. > 20 h 30
sam. 24 nov. > 16 h
dim. 25 nov. > 21 h
lun. 26 nov. > 18 h
au cinéma Les Lobis