A l'affiche en mars et avril 2016

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Quinzaine du cinéma italien
par Ciné’fil et ACFIDA du 2 au 18 mars 2016 au cinéma Les Lobis à Blois

C’est désormais sur deux semaines, du 2 au 18 mars, que se déroule la traditionnelle fête du cinéma italien proposée par les associations Ciné’fil et Acfida, avec le concours du cinéma Les Lobis et, cette année, de l’association Europe Ensemble. Deux films entreront en écho avec « Elles - une semaine au féminin » coordonnée par la ville de Blois.

Deux semaines pour découvrir le meilleur de la production italienne de l'année (dont une avant-première avec Valéria Golino !), ainsi que des pépites du cinéma d'hier (Marcello Mastroianni et Ursula Andress dans un film de science-fiction d'Elio Petri !). C’est un fil conducteur très européen qui préside au choix des films : les coproductions franco-italiennes qui depuis les années 1950 jusqu’à aujourd’hui ont lié étroitement nos deux cinémas, faisant jouer ensemble les plus grands acteurs français et italiens.
L’universitaire Paola Palma reviendra sur cette histoire au cours d’une leçon de cinéma : « Les coproductions franco-italiennes des années 1950-1960 : un continent cinématographique. » Elle présentera certains des films qui l’illustrent le mieux avec des acteurs comme Totò, Marcello Mastroianni, Elio Germano, Valeria Golino, et Fernandel, Jean-Louis Trintignant et Jacqueline Bisset.
Deux avant-premières et le rituel goûter italien seront aussi au programme de la journée du dimanche 6 mars.

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En savoir plus sur les films :

Par Amour (Per amor vostro) de Giuseppe M. Gaudino >>
Alaska de Claudio Cupellini >>
Le Garçon invisible de Gabriele Salvatores >>
Vierge sous serment de Laura Bispuri >>
Leopardi, il giovane favoloso de Mario Martone >>

La Dixième Victime d’Elio Pietri >>
La Femme du dimanche de Luigi Comencini >>
Nuits blanches de Luchino Visconti >>
La Loi c’est la loi de Christian-Jaque >>

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Arbres
Un film de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil
France, 2002, 50 min
Film inspiré de propos de Francis Hallé
Séance unique présentée par Francis Hallé, botaniste, vendredi 18 mars à 20h30 au cinéma Les Lobis dans le cadre de la biennale Nature & Paysage consacrée au thème «Arbre», organisée par le CAUE et Agglopolys.

Arbres est une histoire de l’arbre et des arbres. Il commence par les origines puis voyage à travers le monde des arbres et les arbres du monde. Le film raconte les grandes différences et les petites similitudes entre l’arbre et l’être humain avec l’idée prégnante que l’arbre est au règne végétal ce que l’être humain est au règne animal. Arbres est un parcours sur une autre échelle de l’espace et du temps où l’on rencontre des arbres qui communiquent, des arbres qui marchent, des arbres timides ou des arbres fous... Arbres renverse quelques idées reçues en partant du constat que l’on voit toujours l’animal qui court sur la branche mais jamais l’arbre sur lequel il se déplace.

« Les réalisateur ont fait plus de trois fois le tour de la Terre pour filmer les arbres du monde. Inspiré de propos du botaniste Francis Hallé, Arbres se veut un « essai poétique à fondement scientifique » où la réalité des arbres est aussi un appel à la fiction. » Patrick Leboutte

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Ecouter Eloge de la plante, conversation avec Francis Hallé >>
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Chatrak
Un film de Vimukthi Jayasundara
Avec Paoli Dam, Sudipto Mukherjee, Tomas Lemarquis...
Inde, France, 2010, 1h30, vostf
Film proposé dans le cadre de la biennale Nature & Paysage consacrée au thème «Arbre», organisée par le CAUE et Agglopolys

Dans une forêt, à la limite d'une frontière, un jeune Bengali et un soldat européen cherchent à s'apprivoiser. À Calcutta, Rahul, un architecte qui était parti faire carrière à Dubaï, démarre la supervision d'un immense chantier. Il renoue avec Paoli, son amie, qui a longtemps attendu son retour, seule, loin de sa famille. Tous deux partent à la recherche du frère de Rahul dont on dit qu’il est devenu fou, qu'il vit dans la forêt et dort dans les arbres…

Avec une grâce atmosphérique, Chatrak suggère beaucoup et invite à méditer sur l'uniformisation des modes de vie et sur les rapports de l'homme au paysage, avec une force poétique captivante. Un cinéma de l'espace et de la lumière. Une fable sensorielle toute en fulgurances visuelles.

Séances : jeudi 17 mars à 18h et 20h30, samedi 19 mars à 16h, dimanche 20 mars à 21h, lundi 21 mars à 18h, et vendredi 25 mars à 18h, au cinéma Les Lobis.

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Libres Courts : Bals de famille
Un programme tendre et féroce de courts métrages
Durée total : 1h23
Séance précédée de la lecture du scénario de La Fin du dragon par sa réalisatrice, Marina Diaby, et suivie d’une rencontre avec celle-ci, mardi 29 mars à 20h30 au cinéma Les Lobis, proposé par Ciclic, Ciné’fil et le cinéma Les Lobis.

Famille, je vous aime ? Les liens du sang laissent entendre une ambivalence des sentiments, entre
tendresse et férocité.
Au programme : quatre courts métrages d’aujourd’hui avec des acteurs reconnus (Frédéric Pierrot, Philippe Rebbot, Pauline Etienne...), réalisés par de jeunes cinéastes français, dont le premier film du comédien Reda Kateb.
Une palette d’émotions, des coups de gueules, des non-dits… autant d’histoires qui touchent à l’intime, entre trajectoires individuelles et cocon
familial, le tout dans une variété de tons du drame à la comédie.
Les films présentés ont tous été sélectionnés dans de prestigieux festivals français et internationaux : Festival de Cannes, de Clermont-Ferrand…

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Pauline s’arrache
Un film d’Émilie Brisavoine
France, 2015, 1h28

Ça commence comme un conte de fées : il y a une reine, un roi et leurs beaux enfants, Pauline, Anaïs et Guillaume.
Mais c’est plus compliqué que ça en fait...

« Pauline s’arrache est un documentaire qui nous met au cœur de la vie mouvementée de Pauline, 15 ans, filmée aujourd’hui par sa demi-sœur, Émilie Brisavoine. Pauline, la benjamine, est la seule de ses frère et sœur qui est restée vivre chez leurs parents atypiques : la mère, ancienne reine de la nuit tombée amoureuse d’un jeune homme travesti, son père. La cohabitation entre Pauline et sa famille est explosive. En contrepoint, viennent les images de son enfance, archives familiales souvent cruelles, parfois tendres, toujours inattendues.
Dans les films de famille, Pauline est au bord du cadre, derrière ce père exhibitionniste et cette mère fantasque. La caméra d’Émilie Brisavoine la met enfin au centre, dans la lumière : car la Pauline d’aujourd’hui est belle, obstinée, drôle, énervante, aux sourires ravageurs, amoureuse dingue d’un petit musicien. Et elle veut comprendre qui elle est et qui sont ses parents.
Pauline s’arrache est un film-tourbillon, où les lignes se déplacent sans cesse. Sa force incroyable est de ne jamais laisser le spectateur au repos : qui est qui, est-ce des engueulades pour rire ou blesser ? De la fête joyeuse ou de la fête cruelle ? Et les enfants là-dedans ? Et Pauline ? Dans sa vie, rien n’est simple, ni le genre de ses parents, ni l’amour qu’ils lui portent, ni les souvenirs d’enfance qui sont à la fois magiques et tragiques. » Marianne Tardieu et Régis Sauder, cinéastes membres de l’ACID

« Le film est drôle (la Pauline en question est irritante, égocentrique, gueularde, et pourtant irrésistible) et très touchant. Sous ses airs confidentiels et fauchés, son côté assemblage de vidéos YouTube tournées à l’arrache, Pauline s’arrache, sorte de mix entre Strip-Tease et un À nos amours 2.0, arrache vraiment. »  Première

Séances : jeudi 24 mars à 18h et 20h30, samedi 26 mars à 16h, dimanche 27 mars à 21h, lundi 28 mars à 18h et 21h, vendredi 1er avril à 18h au cinéma Les Lobis.

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Capitaine Thomas Sankara
Un film de Christophe Cupelin
Suisse, 2014, 1h30
Rencontre avec Élysée Coulibaly, Docteur à l’université Paris 1, spécialiste de l’Afrique, vendredi 1er avril à 20h30 au cinéma Les Lobis, en partenariat avec l’association Galeano.

Capitaine Thomas Sankara dévoile le destin unique du président du Burkina Faso, de son élection en 1983 à son assassinat en 1987. Révolutionnaire, féministe et écologiste, Thomas Sankara a transformé l’un des pays les plus pauvres du monde en défendant la voix des exclus jusqu’à la tribune de l’ONU pour réclamer l’annulation de la dette africaine. Ces archives étonnantes redonnent la parole à ce leader charismatique qui a marqué les consciences bien au-delà de l'Afrique.

Séances : vendredi 1er avril à 20h30, samedi 2 avril à 16h et lundi 4 avril à 18h au cinéma Les Lobis.

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Le Dernier jour d’Yitzhak Rabin
Un film d’Amos Gitai
Avec Ischac Hiskiya, Pini Mitelman, Tomer Sisley...
Israël, France, 2015, 2h30, vostf

4 novembre 1995. Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, l’homme des accords d’Oslo et Prix Nobel de la paix, est assassiné sur la place des Rois d’Israël à Tel Aviv après un long discours contre la violence et pour la paix. Son assassin : un étudiant juif religieux d’extrême droite. Vingt ans après, le cinéaste Amos Gitaï revient sur cet événement traumatisant avec un nouvel éclairage. Replaçant l’assassinat dans son contexte politique et sociétal, Le dernier jour d’Yitzhak Rabin mêle reconstitutions fictives et images d’archives afin d’offrir un véritable thriller politique.

Séances : jeudi 31 mars à 18h, dimanche 3 avril à 20h30, lundi 4 avril à 20h30, vendredi 8 avril à 18h au cinéma Les Lobis.

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El Club
Un film de Pablo Larraín
Chili, 2015, 1h37, vostf
Avec Alfredo Castro, Roberto Farías...
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans une ville côtière du Chili, des prêtres marginalisés par l’Eglise vivent ensemble dans une maison. L’arrivée d’un nouveau pensionnaire va perturber le semblant d’équilibre qui y règne.

Qui sont vraiment ces gens ? Pourquoi cet isolement ? La force de ce film naît du dévoilement progressif d’une vérité qu’on devine dérangeante. Le malaise du spectateur va s’amplifiant graduellement avec la lente révélation des turpitudes passées des protagonistes. La mise en scène s’inspire des principes du Dogme avec une scène d’une brutalité inouïe, digne du Festen de Thomas Vinterberg, brutalité qui va faire voler en éclats l’apparente sérénité des premières scènes et nous révéler les horreurs ordinaires de personnages dont on finit par comprendre qu’ils ne sont pas si ordinaires que ce que leur apparence laissait deviner.

Pour donner sens à son récit, Pablo Larraín a effectué un travail particulier sur l’image, brute et crépusculaire, qui participe au malaise vertigineux ressenti par le spectateur. En s’imposant des règles spartiates de tournage, le réalisateur garde toujours la distance nécessaire pour éviter à son scénario de suivre des chemins attendus. Mystère et ambiguïté sont distillés tout au long du film, prenant souvent le spectateur par surprise. La musique glaçante d’Arvo Pärt participe de l’aura crépusculaire du film. Avec cette vision critique artistiquement maîtrisée, Pablo Larraín confirme son statut de cinéaste impitoyable, aux méthodes radicales, tout en s’abstenant de toute posture moraliste.

Séances : jeudi 7 avril à 18h et 20h30, samedi 9 avril à 16h, dimanche 10 avril à 21h, lundi 11 avril à 18h et 21h, vendredi 15 avril à 18h.

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Suite armoricaine
Un film de Pascale Berton
France, 2015, 2h28
Avec Valérie Dréville, Kaou Langoët, Elina Löwensohn...

C’est une histoire de somnambules. Il y a Françoise, qui revient à Rennes pour enseigner l’histoire de l’art à la fac, longtemps après y avoir commencé ses études. Il y a Ion, surgi de nulle part à la rentrée pour étudier la géographie. Il y a aussi Moon, la mère de Ion, dont par honte il prétend qu’elle est morte. Lydie, l’étudiante aveugle dont il est tombé amoureux. Il y a le rock, qui est plus fort que l’oubli, John qui n’a jamais cessé d’en faire, et les amis de Françoise de la grande époque qui n’ont pas cessé d’en écouter. Encore plus loin, au commencement, il y a un ruisseau, que Françoise a rendu invisible dans sa mémoire, et qui attend d’être visité, tel un tableau dans un musée.

« Il y a Françoise, intellectuelle brillante, qui a quitté Paris pour enseigner l’histoire de l’art à  la faculté de Rennes, la ville de sa jeunesse. Il y a Ion, surgi de nulle part pour étudier la géographie et qui tombe amoureux de Lydie une étudiante aveugle. Il y a aussi Moon la mère d’Ion dont par honte il prétend qu’elle est morte. Il y a le rock, qui est plus fort que l’oubli, John qui n’a jamais cessé d’en faire, et les amis de Françoise de la grande époque qui n’ont pas cessé d’en écouter.
Les premières images du film nous montrent Françoise enfant face au miroir, qui masque son regard en soufflant sur le reflet de ses yeux. Elle dit avant de s’endormir : « Il n’y a que moi à l’intérieur de moi. Il faudra que je me souvienne de moi à cet instant précis. » Pourtant lorsque Françoise revient dans ce qui fut son Arcadie elle semble frappée d’amnésie. Elle en parle si bien pourtant du fleuve Léthé à ses étudiants, ce Léthé qui  guérit de tous les maux quand on boit son eau. C’est ainsi qu’en enseignant elle tisse des correspondances entre l’art et sa vie. D’ailleurs lorsqu’elle  analyse le tableau de Patinir, qui est cette âme humaine dans la barque de Charon attirée par un enfer d’aspect si accueillant ? Moon la plus folle de tous revenant hanter son fils qui tentait de la fuir ? Catherine qui vit au sommet d’une tour que le vent fait bouger ? En renouant difficilement avec ses amis d’autrefois Françoise retrouve peu à peu ses racines, le nom breton du nombril de Vénus, pleure en se souvenant de son grand père guérisseur et, en mêlant rêve et réalité, psychanalyse et magie, se réconcilie avec son passé. Celtique et universel.
Un film d’une grande richesse, à  la fois érudit et sensuel qui trace une cartographie du sentiment et le sentier tortueux qui mène aux origines. » Agnès De Graaff

Séances : jeudi 14 avril > 18h et 20h30, samedi 16 avril > 16h, dimanche 17 avril > 21h, lundi 18 avril > 18h, vendredi 22 avril > 18h au cinéma Les Lobis.

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Esto es lo que hay, Chronique d'une poésie cubaine
Un film de Léa Rinaldi
France, Cuba, 2015, 1h40, vostf
Lundi 18 avril à 20h30, séance suivie d'une discussion sur le rap en langue espagnole et sur la liberté d'expression, animée par l'association La Caverne et un collectif d'artistes de Caceres, dans le cadre de Rêves urbains #4.

En suivant le parcours de Los Aldeanos, groupe de hip-hop le plus populaire et contestataire de Cuba (censuré par le régime castriste), le film dresse le portrait intime d'une nouvelle révolution artistique et cybernétique de l'île, à l'heure de la transition du régime castriste.

Séances : lundi 18 avril à 20h30, samedi 30 avril à 16h au cinéma Les Loobis.

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La Sociologue et l'Ourson
Un film d’Etienne Chaillou & Mathias Théry
France, 2015, 1h18
Rencontre avec Etienne Chaillou, réalisateur, jeudi 21 avril à 20h30 au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Désir Désirs.

De septembre 2012 à mai 2013, la France s'enflamme autour du projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels.
Pendant ces neuf mois de gestation législative, la sociologue de la famille Irène Théry raconte par téléphone à son fils les enjeux du débat. De ces enregistrements nait un cinéma d’ours en peluches, de jouets, de bouts de cartons.
Portrait intime et feuilleton national, ce film nous fait redécouvrir ce que nous pensions tous connaître parfaitement : la famille.

Depuis trente ans, la mère de Mathias, la sociologue Irène Théry, observe les métamorphoses de la famille. Quand en 2012 la France se chamaille sur le projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, elle est tout naturellement sollicitée par les politiques, les médias, les associations, pour éclaircir des points du débat. Tout en l’accompagnant dans son travail, nous enregistrons les conversations téléphoniques que Mathias tient avec sa mère.
Les conversations ont ensuite été remises en scène à l’aide de jouets et de peluches. Elles nous font revivre une année de débats parfois houleux. Alors que certains crient à la fin de la civilisation, Irène Théry tisse des liens avec le passé, démontre que les évolutions ont du sens, cherche à tranquilliser les esprits.

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Ecouter Irène et Mathias Théry, sur France Culture >>
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Voir le programme du festival Désir Désirs >>

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Tangerine
Un film de Sean Baker
Avec Kitana Kiki Rodriguez, Mya Taylor
Etats-Unis, 2015, 1h26, vostf
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.
Dans le cadre du festival Désir Désirs qui se déroule du 26 avril au 3 mai au cinéma Les Studios à Tours.

24 heures dans la vie d’une drôle de Cendrillon qui traverse la cité des anges à la recherche de sa rivale.

« Rude journée pour Sin-Dee. À peine sort-elle de prison, en cette veille de Noël, que sa copine Alexandra, une transsexuelle comme elle, lui apprend l'infidélité de son mac et néanmoins petit ami. S’ensuivent vingt-quatre heures dans la vie d’une drôle de Cendrillon, qui traverse la Cité des anges à la recherche de sa rivale…
C’est parti pour un périple électrique, voire hystérique, dans les rues de Los Angeles saturées de lumière orangée. Les insultes et les saillies fusent. C’est drôle, mais aussi touchant et grave quand les deux héroïnes en hauts talons tombent la perruque et se confrontent à leur solitude.
Tangerine a été produit pour 100 000 dollars, tourné sur iPhone et est composé en majorité de non-professionnels recrutés via YouTube et Vine. Ces contraintes sont transcendées pour  développer une vraie esthétique, une énergie et une totale liberté qui exultent dans chaque plan du long métrage.  Rythme frénétique, dialogues qui fusent, personnages détonnants : Tangerine est un film remonté à bloc qui nous plonge dans un Los Angeles méconnu. Personnage à part entière du film, le décor naturel du quartier, avec ses graffitis et diners ouverts jusqu’à l’aube, prend une dimension ludique inattendue. En tentant de capter l’atmosphère d’un lieu plutôt que d’une communauté, Tangerine réussit son pari et nous plonge dans une œuvre débordante d’humour, d’esprit et de légèreté, à la bande-son éclectique. » Samuel Rochard

« La principale attraction de Tangerine reste bien sûr son duo d’actrices transgenres, […] deux amatrices vampirisant la minicaméra désirante du réalisateur, qui exalte la beauté de leurs corps hybrides, la drôlerie de leur langue pop et l’esprit solidaire de leur peuplade queer. Elles sont les plus fortes et singulières héroïnes aperçues cette année dans le cinéma indépendant américain. » Les Inrockuptibles

« Véritable bijou cinématographique, Tangerine surprend, émerveille et nous donne la pêche » Abus de ciné.com

Séances : jeudi 21 avril à 18h, samedi 23 avril à 16h, dimanche 24 avril à 21h, lundi 25 avril à 18h et 21h, vendredi 29 avril à 18h au cinéma Les Lobis.

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Homeland : Irak année zéro
Partie 1 Avant la chute
Partie 2 Après la bataille
Un film d’Abbas Fahdel
Irak, 2015, 2h40
Leçon de cinéma (analyse comparative de Homeland : Irak année zéro et de la série télévisée américaine Homeland) par Frédéric Abecassis, en avant-première des Rendez-vous de l'histoire du monde arabe à l’Institut du monde arabe de Paris, dimanche 8 mai à l'auditorium de la bibliothèque Abbé-Gérgoire (entrée libre)

Une fresque puissante qui nous plonge pendant deux ans dans le quotidien de sa famille peu avant la chute de Saddam Hussein, puis au lendemain de l’invasion américaine de 2003. Ce documentaire est découpé en deux parties – l’avant et l’après. Nous partageons les joies et les craintes de cette famille irakienne qui nous montre à quel point toutes les familles du monde ont les mêmes aspirations : travailler, éduquer leurs enfants, rire, aimer, s'impliquer dans leur société… Abbas Fahdel nous montre également qu’au coeur de la guerre il existe des hommes, des femmes et des enfants exceptionnels, des héros du quotidien, « des gens qui sont nos frères humains et que l’on quitte le coeur brisé quand le film prend brutalement fin ».

« Abbas Fahdel a mené des études de cinéma en France dans les années 1990, et réalisé en 2002 et 2004 deux documentaires sur l’Irak et son peuple, confrontés à l’embargo et à la guerre. En 2003, sentant que l’irrémédiable allait survenir, il a alors également filmé plus de 120 heures de rushes au sein de sa famille, un matériau que dix ans plus tard il décide de revoir et de monter, pour nous livrer un home movie à résonance universelle. En deux parties de chacune près de 3h, une longueur qui permet l’immersion et la proximité et qui devient fascinante, son film capte l’avant et l’après du déclenchement du conflit. Dans la veine de l’Heimat d’Edgar Reitz, Abbas Fahdel nous montre les joies et les craintes, les espoirs et les douleurs d’hommes et de femmes, prisonniers d’une dictature implacable et d’une invasion américaine aveugle. On se prend à aimer ces frères humains, où s’impose en particulier la figure d’un gamin futé et attachant de 11 ans, son neveu Haidar, d’un naturel confondant, et à comprendre ce qu’est un pays qui verse dans le chaos. » Jean-Marie Génard

« Le sous-titre, Irak année zéro m’est venu à l’esprit pendant le montage, et mélange certainement plusieurs choses, autour de la figure d’un enfant, qui circule dans un pays en ruine... Mais la grande différence, je crois, c’est que Rossellini était un étranger là où il filmait Allemagne année zéro.  Il est italien et a vu à Berlin quelque chose de très noir, de très pessimiste. En ce qui me concerne, j’ai malgré tout vu la résilience d’un peuple, sans doute parce que c’était le mien, et peu à peu, je me suis mis à me concentrer sur cette faculté des Irakiens à aller à l’école, au travail, à l’université, sans se décourager, car elle m’impressionne énormément… Ce film est contaminé par mon bonheur d’être avec les miens... Ce film est la chose la plus importante que j’aie pu faire et ferai jamais. » Abbas Fahdel

Séances partie 1 : jeudi 28 avril à 18h, dimanche 1er mai à 20h30, lundi 2 mai à 21h, vendredi 6 mai à 18h au cinéma Les Lobis.
Séances partie 2 : jeudi 28 avril à 21h, lundi 2 mai à 18h au cinéma Les Lobis.

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