A l'affiche en septembre et octobre 2017

Ali, la chèvre et Ibrahim

Un film de Sherif El Bendary
Avec Ali Sobhy, Ahmed Magdy, Salwa Mohamed Ali...
Égypte, France, 2016, 1h38, vostf

Quand Ali rencontre Ibrahim.
Ali, d’un tempérament jovial, voue un amour inconditionnel à Nada, sa chèvre. Sa mère ne le comprend pas et décide d’envoyer Ali chez un guérisseur. Il y rencontre Ibrahim, un ingénieur du son qui souffre d’acouphènes qui parasitent son travail et sa joie de vivre. Ali, Nada et Ibrahim entreprennent un voyage thérapeutique qui les conduira d’Alexandrie au Sinaï et qui bouleversera leur vie. Entre comédie sociale rythmée, road-movie à l’américaine et fable orientale fantastique.

« Épatant, détonnant et bouleversant road-movie. » Transfuge

« Le film en fait un conte, une histoire d'amitié insolite pleine de rebondissements fantasques, à base d'ours en peluche géants ou de demoiselle en détresse. Filmés entre dure réalité et ­rêverie douce, les comédiens Ali Sobhy et Ahmed Magdy se complètent avec grâce. Ce duo paumé, inspiré, déborde de tendresse et de poésie loufoque, sans jamais forcer le trait. Déguisée en road-movie, une vraie aventure intérieure. »  Télérama »
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Séances : jeu 31/08 à 18h, sam 2/09 à 16h, dim 3/09 à 20h30, ven 8/09 à 18h au cinéma Les Lobis, précédées du court métrage Short cuts, assurance sur la mort de Lorenzo Reccio, proposé par Ciclic et Ciné’fil.
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Une femme fantastique

Un film de Sebastián Lelio
Avec Daniela Vega, Francisco Reyes...
Chili, Allemagne, Espagne, États-Unis, 2017, 1h44, vostf

Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s'aiment loin des regards et se projettent vers l'avenir.
Lorsqu'il meurt soudainement, Marina subit l’hostilité des proches d'Orlando (une "sainte famille" qui rejette tout ce qu'elle représente) et la suspicion de la police. Marina va se battre, avec la même énergie que celle dépensée depuis toujours pour devenir la femme qu'elle est : une femme forte, courageuse, digne... une femme fantastique !
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Le mot de Ciné'fil
Une femme fantastique, tout le monde voudrait la connaître. Et pourtant…

Elle serait une femme qui danse, qui chante, qui aime passionnément au point que les plus belles chutes d’eau du monde seraient moins terrifiantes qu’une simple chute dans les escaliers. Marina est cette femme fantastique, jeune trentenaire, amoureuse d’Orlando, dont la fleur de l’âge se fane.
Ceci pourrait être un film policier. Il y a d’ailleurs une inspectrice qui enquête sur ce décès. Car, en plus des marques suspects sur le cadavre, Mariana est transsexuelle : les soupçons se renforcent.
Ce pourrait être un film de famille. Car comment nommer la relation entre ces deux êtres ? À quelle famille Orlando est-il rattaché ? À son ancienne épouse divorcée ? Son frère ?
Ce pourrait être un film social. Qui et quels droits protègent Marina ? L’intelligence de Sébastien Lelio, auteur que nous avions découvert avec son film précédent Gloria, est d’échapper à tout récit trop romancé ou trop documentaire. Comme son héroïne interprétée par Daniela Varga, actrice transsexuelle, son film trace sa voie entre le réalisme des situations et la poésie de la réalisation qui rend magique et humaine la dureté du monde.
Ce film a reçu le Lion d’argent à Berlin pour son scénario et le Grand Prix du Festival de Cabourg.
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Séances : jeu 31/08 à 20h30, ven 1/09  à 18h, lun 4/09 à 18h, jeu 7/09 à 18h et jeu 14/09 à 18h au cinéma Les Lobis.
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Out

Un film de György Kristóf
Avec Sandor Terhes, Éva Bandor, Judit Bárdos...
Slovaquie, Hongrie, République Tchèque, 2017, 1h28
Un certain regard, Cannes 2017

Ágoston, la cinquantaine, quitte sa famille pour s'aventurer à travers l’Europe de l’Est avec l’espoir de trouver un emploi et de réaliser son rêve : pêcher un gros poisson.
Porté par le vent et le sel marin, il parvient en mer baltique. Son périple le plonge dans un océan d’événements et de rencontres inattendus : une femme solitaire, un Russe aux intentions hostiles et un étonnant lapin empaillé.

« Le metteur en scène filme des décors industriels postsocialistes comme un grand théâtre déserté, et l'acteur principal, Sándor terhes, passe d'une situation absurde à une rencontre cocasse (arrosée de vodka) avec une placidité malicieuse. out est un film revigorant sur un monde dur où il faut se laisser dériver pour reprendre le goût à la liberté... » Télérama
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Séances : jeu 7/09 à 20h30, sam 9/09 à 16h, dim 10/09 à 20h30, lun 11/09 à 18h, ven 22/09 à 18h et ven 29/09 à 18hau cinéma Les Lobis, précédées du court métrage A Brief History of Princess X de Gabriel Abrantes, proposé par Ciclic et Ciné’fil.
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L’Hirondelle d’or

Un film de King Hu
Avec Cheng Pei Pei, Yueh Hua
Hong-Kong, 1966, 1h33, vostf
Séance unique lundi 11 septembre à 20h30 au cinéma Les Lobis*.
Cette séance marque le début de « Au fil des bobines », programmation mensuelle dédiée à ces perles du cinéma qui ont traversé le temps.
Ce sera aussi l'occasion de rendre hommage à notre compagnon, le regretté Claude Joigny*. Pour cela, rendez-vous dès 20h dans le hall des Lobis.


« L’hirondelle d’or », c’est ainsi que l’on appelle le meilleur agent du gouvernement d’une province chinoise. Elle est envoyée pour sauver le fils du gouverneur kidnappé par des brigands. La force ne suffisant pas, elle s’allie à un mendiant ivre, bien plus malin qu’il n’en a l’air…
Ce film de sabre mythique a inspiré bien des cinéastes (Tarantino, Ang Lee, Hou Hsiao-hsien).

Auréolé d’un triomphe sans précédent lors de sa sortie en 1966, ce film marque le point de départ d’une nouvelle ère dans le wu xia pian (« film de chevalier errant chinois »), un genre très populaire qui prend sa source dans de grands classiques littéraires donnant une importance prépondérante à des valeurs telles que l'honneur, la loyauté et la justice.
« Travaillant avec un acrobate issu de l’Opéra de Pékin, King Hu a imposé un style où le raffinement des costumes autant que la mise en scène des regards, des personnages en perpétuelles stratégies, et des affrontements codés créent un univers ludique où la violence est désamorcée par le jeu. » Le Monde

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*Réservation uniquement par cinefil.blois@gmail ou 02 54 55 06 87, avant le 11/09 à 12h.




Le Meilleur
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de la Quinzaine
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des Réalisateurs

Du 16 au 26 septembre


Un choix de 3 films de la sélection "Quinzaine des Réalisateurs" lors du Festival de Cannes 2017, présenté par Ciné'fil, le GNCR et la Société des Réalisateurs de Films, en partenariat avec Les Inrockuptibles.


La Quinzaine des réalisateurs est l’une des sections parallèles du festival de Cannes. Elle est née de cinéastes contestataires (essentiellement issus de la Nouvelle Vague) qui, dans la continuité des évènements parisiens, firent annuler l’édition 1968 du festival de Cannes. Un an plus tard, ces cinéastes créent leur propre sélection libre et indépendante. Si l’esprit de mai 1968 est loin aujourd’hui (les fondateurs voulaient faire interdire le smoking !), la Quinzaine mène à bien depuis 48 ans sa mission de découvrir de nouveaux talents, de surprendre avec des talents reconnus, en un mot de montrer ce qu'il y a de plus excitant dans le cinéma mondial. Pour ne citer qu’eux, elle a révélé George Lucas, Ken Loach, Manoel de Oliveira, Claire Denis, les Frères Dardenne, Michael Haneke, Spike Lee, Bong Joon-Ho, Naomi Kawase, Corneliu Porumbiu, etc.



Patti Cake$

Un film de Geremy Jasper
Avec Danielle Macdonald, Bridget Everett, Cathy Moriarty...
États-Unis, 2017, 1h48, vostf
Le feel good movie de la rentrée !

Patricia Dombrowski, alias Patti Cake$, a 23 ans. Elle rêve de devenir la star du hip-hop, rencontrer O-Z, son Dieu du rap et surtout fuir sa petite ville du New Jersey et son job de serveuse dans un bar miteux.
Elle doit cependant s’occuper de Nana, sa grand-mère qu'elle adore, et de Barb, sa mère, une chanteuse ratée et totalement instable.
Un soir, au cours d'une battle sur un parking, elle révèle tout son talent de slammeuse. Elle s'embarque alors dans une aventure musicale avec Jheri, son meilleur ami et Basterd, un musicien mutique et asocial.


Séances : jeu 14/09  à 20h30, ven 15/09 à 18h, sam 16/09  à 16h, dim 17/09  à 20h30, lun 18/09  à 18h, jeu 21/09 à 18h, dim 24/09 à 20h30, lun 25/09 à 18h au cinéma Les Lobis.

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Cuori Puri

Un film de Roberto De Paolis
Avec Selene Caramazza, Nick Nicolosi, Simone Liberati...
Italie, 2017, 1h55, vostf
En avant-première samedi 23 septembre à 16h aux Lobis dans le cadre du Meilleur de la Quinzaine

Agnese et Stefano sont très différents l’un de l’autre. Elle, 17 ans, vit seule avec une mère dure et pieuse, fréquente l’église et est sur le point de faire vœu de chasteté jusqu’au mariage. Lui, 25 ans, jeune violent au passé difficile, est gardien d’un parking situé à côté d’un grand campement de Roms. De leur rencontre naît un sentiment authentique, fait de moments volés et d’aide réciproque...
Force et justesse des émotions : un premier film bluffant.

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Frost

Un film de Sharunas Bartas
Avec Andrzej Chyra, Vanessa Paradis, Lyja Maknaviciute...
Lituanie, France, Ukraine, Pologne, 2017, 1h30, vostf
En avant-première jeudi 21 septembre à 20h30 aux Lobis dans le cadre du Meilleur de la Quinzaine

Rokas et Inga, un couple de jeunes lituaniens, conduisent un van d’aide humanitaire depuis Vilnius jusqu’en Ukraine.
C’est le début d'un voyage de découvertes et de sacrifices pour chacun d’entre eux. Leur désir d’aller toujours plus loin les conduit jusqu’au front de la guerre. Dans les ruines de la haine humaine, ils se retrouvent face à eux-mêmes...

« Fidèle à sa magnifique mélancolie, Sharunas Bartas filme le dangereux périple d’un couple. » « Un grand film d’amour » « Tout meurtri qu’il soit, l’humanisme de Bartas est là » Le Monde

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Portrait du réalisateur par Tracks sur Arte >>

Une vie violente

Un film de Thierry de Peretti
Avec Jean Michelangeli, Henri-Noël Tabary, Cédric Appietto...
France, 2017, 1h47
Semaine de la critique, Cannes 2017

Malgré la menace de mort qui pèse sur sa tête, Stéphane décide de retourner en Corse pour assister à l'enterrement de Christophe, son ami d'enfance et compagnon de lutte, assassiné la veille. C’est l’occasion pour lui de se rappeler les évènements qui l’ont vu passer, petit bourgeois cultivé de Bastia, de la délinquance au radicalisme politique et du radicalisme politique à la clandestinité.

« Thierry de Peretti fait de la violence politique et criminelle en Corse une remarquable tragédie intime. » Le Monde

« Thierry de Peretti revient avec un film coup-de-poing absolument nécessaire, à mi-chemin entre le film d’action et le documentaire. » Culturopoing

« La force d'Une vie violente est de faire de cet imbroglio politico-révolutionnaire une tragédie en plusieurs actes, à la fois romanesque et théâtrale. Car au réalisme rude des décors et des corps se joint l'esprit d'une scénographie antique. Le cinéaste a opté pour des plans-séquences où les échanges verbaux - discussions acharnées, pourparlers, intimidations, autour d'une table de cuisine ou de café - priment sur les coups de feu. Les mots cognent tout autant. Les scènes d'action sont rares, mais elles glacent le sang - ce sont des jeunes qui hier étaient des frères qu'on abat, froidement. Le danger pèse, on le sent partout, en permanence. Même les plus solides, ceux qui sont préparés à mourir, craquent. Comme ce compagnon de lutte de Stéphane, qui l'appelle d'un téléphone public, en pleurs. » Télérama
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Séances : jeu 29/09 à 20h30, sam 30/09 à 16h, lun 2/10 à 18h, jeu 12/10  à 18h, ven 13/10  à 18h, dim 15/10  à 20h30, ven 20/10 à 18h au cinéma Les Lobis.
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Interview vidéo avec le réalisateur à Cannes >>
Interview vidéo par France 3 >>
Entretien avec le réalisateur par Critikat >>


Gabriel et la montagne

Un film de de Fellipe Barbosa
Avec João Pedro Zappa, Caroline Abras...
Brésil, France, 2017, 2h07, vostf
Semaine de la critique, Cannes 2017

Avant d'intégrer une prestigieuse université américaine, Gabriel Buchmann décide de partir un an faire le tour du monde. Après dix mois de voyage et d'immersion au cœur de nombreux pays, son idéalisme en bandoulière, il rejoint le Kenya, bien décidé à découvrir le continent africain. Jusqu'à gravir le Mont Mulanje au Malawi, sa dernière destination.
Tiré d'une histoire vraie.


« À l'ombre de ce procédé somme toute unique, le film de Barbosa se distingue également par son intelligence d’écriture, empêtrant le spectateur dans une identification/rejet de ce marcheur aussi solaire qu’insupportable, et une impressionnante rigueur esthétique, jamais galvaudée l’autel de son naturalisme. Le cinéaste travaille avec précision la forme de son film, qui, si elle sais se couler dans la versatilité du trajet de son héros, n’en oublie pas d’exprimer par des cadres ciselés un questionnement grave sur l'altérité irréductible d’un étranger plongé en terre inconnue, et le poids des barrières invisibles séparant ontologiquement un touriste des habitants du pays qu'il traverse. » Positif

« Le plus étonnant, dans cette odyssée élégiaque, nimbée d’un mystère latent, tient à ce que la marche de son héros consiste, pour celui-ci, à se dépouiller progressivement de tout – de ses papiers, du peu d’argent qu’il lui reste, de ses attributs vestimentaires – et à mettre en quelque sorte son âme à nu. Plus il approche du terme de sa course (le mont Mulanje, réputé dangereux), plus il se montre empressé, pris d’une impatience frénétique qui le conduit bientôt à rudoyer ses compagnons. Gabriel, plus ambivalent, plus isolé qu’il n’y paraissait, se précipite vers l’inconnu, vers un sommet rocheux devenu pic métaphysique, comme une sortie possible hors du monde et hors de lui-même, qu’il semblait depuis toujours appeler de ses vœux. » Le Monde


Séances : jeu 28/09 à 18h, dim 1/10 à 20h30, sam 14/10 à 16h, lun 16/10 à 18h, jeu 19/10 à 18h, lun 23/10 à 18h au cinéma Les Lobis.

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Note d'intention du réalisateur >>

Entretien vidéo avec le réalisateur (1/2) >>
Entretien vidéo par Arte >>

Inventer le cinéma

Ciné’fil innove en proposant sa propre thématique à l’intérieur du
cycle cinéma des Rendez-vous de l’histoire consacrés cette année
au thème « Eurêka : inventer, découvrir, innover ».


« Inventer le cinéma » est une proposition non-exhaustive de films faits par des gens ou montrant des gens qui ont renouvelé le cinéma, par leur manière de filmer mais aussi de produire ou diffuser des films. 
Comment les techniques (narratives, technologiques, etc.) s’influencent et se nourrissent-elles ? Une chose est sûre : placées entre les mains de personnes douées d’une bonne dose d’imagination qui savent se jouer des contraintes, elles peuvent accoucher de miracles. CQFD.

Les séances ont lieu aux Lobis.


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Nothingwood

Un film de Sonia Kronlund
Avec Salim Shaheen
France, Afghanistan, 2016, 1h25, vostf
Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2017

À une centaine de kilomètres de Kaboul, Salim Shaheen, l'acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d’Afghanistan, est venu projeter quelques-uns de ses 110 films et tourner le 111ème au passage.
Ce voyage dans lequel il a entraîné sa bande de comédiens, tous plus excentriques et incontrôlables les uns que les autres, est l'occasion de faire la connaissance de cet amoureux du cinéma, qui fabrique sans relâche des films de série Z dans un pays en guerre depuis plus de trente ans. Nothingwood livre le récit d’une vie passée à accomplir un rêve d’enfant.


Le mot de Ciné'fil
Ovationné à Cannes en mai dernier, ce petit bijou de documentaire suit les péripéties de Salim Shaheen, acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d’Afghanistan. Depuis plus de trente ans, Salim consacre sa vie et son énergie pantagruélique à faire du cinéma ! Envers et contre tout, rien n’arrête Salim : ni l’absence de structure dédiée (« ici c’est Nothingwood ! »), ni même la guerre civile. Nothingwood, avec sa galerie de personnages extravagants, déborde d’humour, d’amour, d’énergie et d’intelligence.


Séances : 7/10 à 19h30 et 10/10 à 18h30 au cinéma Les Lobis.


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Cinécyclo

Un petit programme de courts métrages sur, et diffusés par, le CinéCyclo Tour
Séance unique et gratuite samedi 7 octobre à 13h45 au cinéma Les Lobis, présentée en partenariat avec l'association Vélo 41.

Vincent est passionné de cinéma et de vélo. En voyage au Sénégal, il rencontre des piqués de mécanique. Ensemble, il unissent leur inventivité pour fabriquer une géniale machine du futur : la génératrice électrique à pédales. En y raccordant un vidéo projecteur, ils obtiennent le cinéma 2.0. : électriquement autonome, qui permet de diffuser des films partout ! Et c’est ce qu’ils font.


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Moi un noir

Un film de Jean Rouch
France, 1959, 1h12
La séance du dimanche 8 octobre à 9h30 sera présentée par Alain Carou, responsable du département audiovisuel de la BnF.
Cette programmation s'inscrit dans le cadre de "Au fil des bobines", rendez-vous mensuel dédié à ces pépites du cinéma qui ont
traversées le temps
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Trois Nigériens et une Nigérienne s'installent à Treichville, banlieue d'Abidjan, chef-lieu de la Côte d'Ivoire. Comme nombre de leurs compatriotes, ils tentent l'aventure de la ville… Amère aventure pour ceux qui abandonnent leur village et se heurtent à une civilisation mécanisée.

Avec cette œuvre foisonnante et inclassable tournée à l'aube de la Nouvelle Vague, le cinéaste-ethnographe présente un film en rupture complète avec les normes du documentaire : « J’ai suivi un petit groupe de jeunes émigrés nigériens à Treichville, faubourg d’Abidjan. Je leur ai proposé de faire un film où ils avaient le droit de tout faire et de tout dire. Alors nous avons improvisé un film ». Pour la première fois le sujet observé par l'ethnographe a véritablement la parole, et la ligne de partage entre le cinéma scientifique et la fiction est résolument brouillée.


Séances : 8/10 à 9h30* et 9/09 à 18h aux cinéma Les Lobis, précédé de Télesphore Légaré, garde-pêche de Claude Fournier (Canada, Quebec, 1959) et de Portrait de Habib Bunglia.


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Lire la présentation du film par le Centre Pompidou >>

Lumière !

L’aventure commence


Un film de Thierry Frémaux
Avec Thierry Frémaux, Auguste Lumière, Louis Lumière...
France, 2016, 1h30

En 1895, les frères Lumière inventent le Cinématographe et tournent parmi les tout-premiers films de l’histoire du cinéma. Mise en scène, travelling, trucage ou remake, ils inventent aussi l’art de filmer. Chefs-d’œuvre mondialement célèbres ou pépites méconnues, cette sélection de films restaurés offre un voyage aux origines du cinéma. Ces images inoubliables sont un regard unique sur la France et le Monde qui s’ouvrent au 20e siècle. Lumière, l’aventure du cinéma commence !

 

Séances : 4/10 à 16h et 8/10 à 11h30 au cinéma Les Lobis, précédées de Retour en arrière, le trucage d'un cinéaste amateur, des collections Ciclic.


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Voir les autres films proposés par les Rendez-vous de l'histoire
sur le thème
« Inventer le cinéma » :

L'Enfance de l'art, une invention de Claire Angelini

L'Homme du Niger de Jacques de Baroncelli

Boli Bana de Simon Coulibaly Gillard


Également programmé dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire,
mais cette fois dans la thématique « Innovations et progrès »,
Ciné'fil
ne pouvait manquer de reprogrammer l'excellent L’Homme au complet blanc d'Alexander MacKendrick, déjà proposé au public lors de la dernière Quinzaine du cinéma britannique. Jugez plutôt :


L’Homme au complet blanc


Un film de Alexander Mackendrick
Avec Alec MacGuiness
Royaume-Unis, 1951, 1h25, vostf
La séance du vendredi 6 octobre* est présentée par François Jarrige, historien, Maurice Leroy, chimiste, Cédric Villani, mathématicien, et l'équipe du ciné-club « Univers convergents » de l'institut Henri Poincaré, partenaire de ces séances.


Sidney Stratton, chimiste met au point un textile révolutionnaire : insalissable et inusable. Patrons et syndicats s’unissent pour réduire à l'impuissance l'inventeur qui met en péril toute l'industrie textile.


« Une fable visionnaire et cinglante sur le capitalisme moderne. [...] Alec Guinness est une fois de plus formidable dans son interprétation de ce personnage naïf, obsessionnel et touchant dans son autisme qui le détache complètement des réalités du monde qui l’entoure. » Dvdclassik.com
Lire l'analyse complète >>


Séances : 4/10 à 14h, 6/10 à 14h* et 10/10 à 9h30.

Fête du cinéma d’animation

Un programme de 7 courts métrages d’animation
France, 1h15, pour adultes et adolescents
Ciné Rencontre avec Armelle Mercat, réalisatrice de Tête d'Oliv...,  jeudi 12 octobre à 20h30 aux Lobis en partenariat avec Ciclic.

Octobre, c’est un mois d’évènements dans toute la France pour fêter le cinéma d’animation dans toute sa diversité. Cette année, Ciclic et Ciné’fil présentent un programme entièrement composé de films tournés à Vendôme, dans la résidence de cinéma d'animation de Ciclic.
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Voir le détail du programme >>
En savoir plus sur notre invitée >>
En savoir plus sur Tête d'Oliv... >>
Voir le making of de Tête d'Oliv... >>


Lumière d'été

Un film de Jean-Gabriel Périot
Avec Hiroto Ogi, Akane Tatsukawa...
France, Japon, 2016, 1h23, vostf
Ciné Rencontre avec le cinéaste Jean-Gabriel Périot jeudi 19 octobre à 20h30 au cinéma Les Lobis.

Akihiro, réalisateur japonnais, vient de Paris, où il vit, interviewer à Hiroshima des survivants de la bombe atomique. Profondément bouleversé par ces témoignages, il fait une pause et rencontre dans un parc une étrange jeune femme, Michiko. Petit à petit, il se laisse porter par la gaîté de Michiko et décide de la suivre pour un voyage improvisé à travers la ville, jusqu'à la mer.
« La mémoire de l’horreur ne doit pas nous contraindre, elle doit au contraire nous rendre encore plus présents au monde » (Jean-Gabriel Périot).
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Séances : jeu 19/10 à 20h30*, sam 21/10 à 16h, dim 22/10 à 20h30, jeu 26/10 à 18h, ven 27/10 à 18h, ven 3/11 à 18h au cinéma Les Lobis. Séances précédées des courts métrages 200 000 fantômes et We are become death de Jean-Gabriel Périot, proposés en partenariat avec Ciclic, Potemkine film.


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Nous les intranquilles

Un film de Nicolas Constant
France, 2016, 1h23
Rencontre avec l’équipe du film samedi 28 octobre à 20h30 au cinéma Les Lobis dans le cadre de CinéPsy

Nous les intranquilles est un film collectif qui commence au centre Artaud, centre d’accueil psychothérapeutique. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif.

À travers leur autoportrait, les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant tous ensemble du projet artistique, ils démontrent par l’exemple qu’un autre monde est possible. En savoir plus >>

 

« Il y avait ce trou noir,
Ce bruit blanc envahissant qui nous rendait intranquilles.
Et la question qui revenait en boucle : un autre monde est-il possible ?

Je suis autre,
Tout comme chacun, car qui est « comme les autres » ?
Nous sommes tous autres

Je suis miroir
La folie des autres c’est sa propre folie qu’on ne veut pas voir
Nous sommes miroirs

Je suis intranquille, sans remède,
Ici entre l’infiniment grand et l’infiniment petit,
Nous sommes, nous, les intranquilles »

 

D’autres séances sont prévues dans des lieux thérapeutiques. Information à venir...



Une femme douce

Un film de Sergei Loznitsa
Avec Vasilina Makovtseva...
France, Allemagne, Lituanie, Pays-Bas, 2017, 2h23, vostf
En compétition officielle, Cannes 2017
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Un jour, une femme reçoit le colis qu’elle a envoyé quelques temps plus tôt à son mari incarcéré. Inquiète et profondément désemparée, elle décide de se rendre à la prison, dans une région reculée de Russie, afin d’obtenir des informations. Ainsi commence l’histoire d'un voyage semé d’humiliations et de violence, l’histoire d'une bataille absurde contre une forteresse impénétrable.

Le mot de Ciné'fil
Serguei Loznitsa est un cinéaste ukrainien auquel Ciné’fil s’est depuis plusieurs années intéressé : My Joy, Dans la brume, Maïdan ont été de nos programmations. Cinéaste rigoureux et visionnaire, obsédé par l’histoire tragique de l’ex URSS et aujourd’hui de la Russie, attentif au sort de l’individu face à l’État, il livre avec Une femme douce une fable terrible et cauchemardesque.
Son héroïne est une jeune femme qui, inquiète de voir le colis destiné à son mari incarcéré revenir, décide de se rendre à la prison où il est détenu. Dans ce voyage qui s’apparente à une progressive descente aux enfers, elle rencontre différents personnages symboliques d’une société russe gangrénée par la corruption, le mépris et l’arbitraire kafkaïen : citoyens agressifs, fonctionnaires bornés, gardiens sadiques, policiers menaçants, maquereaux vicieux et même un défenseur des droits de l’Homme impuissant et complice ! Jouant avec une ironie mordante des codes de la fameuse âme russe, sentimentalisme exacerbé, violence permanente, fatalisme, il dénonce cette forme d’annihilation et de déshumanisation qui s’est emparée d’une Russie toujours sous l’emprise des fantômes du stalinisme. Ce constat culmine dans une scène onirique finale,  une farce théâtrale étonnante de causticité et de grotesque fellinien, où la femme douce fait face à un banquet au cours duquel chacun des  protagonistes délivre un toast à la gloire de la prison qu’est devenu le pays !  Vision hallucinatoire d’un pessimisme radical,  qui témoigne du sens de la mise en scène de Loznitsa, mais qu’il veut croire capable « de chasser les mauvais esprits, d’opposer une influence bénéfique susceptible de toucher l’âme des Russes ». Avec ce film impressionnant, Loznitsa s’inscrit dans la lignée d’un Gogol, d’un Dostoïveski ou d’un Tarkovski.

Séances : jeu 26/10 à 20h30, dim 29/10 à 20h30, lun 30/10 à 18h, jeu 2/11 à 18h, sam 4/11 à 16h et jeu 9/11 à 18h au cinéma Les Lobis.

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