CARRÉ 35 >> Du 21 au 29 décembre


CARRÉ 35

d’Éric Caravaca

France, 2017, 1h07
Sélection officielle, Cannes 2017


Ciné Discussion jeudi 21 décembre à 20h30 dans le cadre de CinéPsy, avec le Dr Dufonbaré, psychiatre à la clinique de La Borde, et l'équipe de Ciné'fil.

 



"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes." Éric Caravaca

Une enquête existentielle menée par l’acteur-réalisateur sur les traces d’un secret de famille vieux de plus de cinquante ans. D’une sensibilité bouleversante, ce documentaire fait dialoguer l’histoire familiale et la grande histoire de la décolonisation du Maroc.le et la grande histoire de la décolonisation du Maroc..


Carré 35 vu par Positif (spécial festival de Cannes)

Chaque festival recèle en son sein une découverte inattendue, une œuvre dont l’observation préalable des différentes sélections n’avait pas réussi à retenir l’attention, et dont rien ne pouvait présager l’incroyable puissance émotionnelle qu’elle couvait en secret. Cette année, discrètement niché en séance spéciale, c’est le documentaire d’Éric Caravaca, film le plus court de la sélection officielle, qui a saisi de plein fouet les quelques festivaliers ayant décidé de délaisser un instant les compétitions plus médiatiques. Ce beau titre de Carré 35 cache ainsi une enquête existentielle menée par l’acteur réalisateur sur les traces d’un secret de famille vieux de plus de cinquante ans, concernant sa soeur aînée morte prématurément à l’aube de sa troisième année, quand ses parents vivaient dans un Maroc français agonisant sans le savoir encore. De cette disparition, la mère de Caravaca va construire un trou noir mémoriel, effaçant toute trace de ce premier enfant mais créant de la sorte un fantôme enveloppant la famille meurtrie dans les voiles d’un tabou mystérieux. Par la grâce d’une infinie délicatesse dans le montage et l’écriture, Caravaca se révèle un documentariste d’une sensibilité bouleversante, à l’intelligence affutée par la douleur d’un deuil vécu a posteriori. Jamais artificiel, le dialogue qu’il instaure entre les parcours de sa famille et la grande histoire de la décolonisation aura hanté la suite du festival pour tous les spectateurs ayant été mis dans cette terrible confidence.


En savoir plus
Consulter le site officiel (dossier de presse, bande annonce, etc.) >>
Écouter le réalisateur dans Par les temps qui courent sur France Culture >>


Séances
: jeu 21/12 à 20h30*, sam 23/12 à 16h, dim 24/12 à 18h (attention : cette séance était annoncé à 20h30 dans le Travelling), lun 25/12 à 18h, jeu 28/12 à 18h, ven 29/12 à 18h au cinéma Les Lobis.