QUE DIOS NOS PERDONE >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


QUE DIOS NOS PERDONE

de Rodrigo Sorogoyen

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, 2017, 2h05, vostf

Prix du Meilleur acteur, Goya 2017

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement


Séance unique mardi 5 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement
des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l'improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l'enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ?


Que dios nos perdones vu par Critikat.com

La ressortie, au début de l’été, du magnifique Memories of Murder de Bong Joon-ho a permis de remesurer la dette esthétique de nombreux cinéastes contemporains envers son auteur. En signant Que Dios Nos Perdone, Rodrigo Sorogoyen assume d’emblée la filiation : deux flics que tout oppose se retrouvent embarqués dans la traque d’un serial-killer dont les meurtres gérontophiles à forte teneur psychanalytique rivalisent d’obscénité. Le tout dans un Madrid en ébullition où gravitent de nombreux éléments symboliques, constitutifs de la société espagnole contemporaine (de la folie populaire qui entoure la visite du Pape Benoît XVI dans la capitale à la contestation politique émergente, incarnée par le Mouvement des Indignés). Difficile également de ne pas penser à La Isla Mínima d’Alberto Rodríguez (sorti en 2015) – déjà une réplique andalouse du polar coréen – ou au cinéma américain : Sorogoyen emprunte le cadre urbain et la quête obsessionnelle mais vaine de Zodiac de David Fincher. Si Que Dios Nos Perdone appelle à tant de références immédiatement reconnaissables, c’est qu’il respecte scrupuleusement le genre qu’il investit : pas d’ironie surplombante sur le récit ou les personnages, pas non plus de recours à une imagerie grand-guignol sanguinolente et stylisée, le jeune réalisateur espagnol vise un classicisme efficace et haletant. Lire la critique complète >>


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : première, terminale.
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