Films hispanophones

Quinzaine hispanique 2018

Señoras, Señores,

Vous pouvez télécharger ci-dessous le programme "tout public" de la
Quinzaine du cinéma hispanique qui a lieu du 10 au 26 janvier
au cinéma Les Lobis (Blois) :


 

Les films REY et LA FIANCÉE DU DÉSERT ne sont pas conseillés pour vos élèves.
Deux films supplémentaires leur sont proposés : QUE DIOS NOS PERDONES et GENTE DE BI
ÉN.
Vous trouverez sur ce site Internet une fiche par film, avec des ressources pédagogiques :

ABRACADABRA
RARA

QUE DIOS NOS PERDONE
GENTE DE BIEN

Inscriptions souhaitées avant les vacances de Noël.

Vos contacts :

Pour discuter d'un film, d'un projet :
Marie Tassigny, coordinatrice de l'association Ciné'fil.
Joignable au 02 54 55 06 87 du lundi au vendredi de 9h30 à 16h
, ou Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. .

Pour inscrire vos classes :
Romain Prybilski, directeur du cinéma Les Lobis, joignable Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. .

Quinzaine du cinéma hispanique >> RARA


RARA

de Pepa San Martín


Avec Mariana Loyola, Agustina Muñoz...

Chili, Argentine, 2016, 1h28, vostf

Grand Prix du Jury, Berlin 2017

 



Depuis le divorce de leurs parents, Sara, 12 ans, et sa petite sœur Cata vivent avec leur mère et la compagne de celle-ci. Leur quotidien, fait de tendresse et de complicité, ressemble à celui d’autres familles. Lorsque leur père tente d’obtenir leur garde, l’équilibre de la famille semble mis à l’épreuve… 


Rara vu par Cinélatino.fr

Sara est une jeune adolescente qui vit avec sa une petite sœur, sa mère et la compagne de celle-ci. L’ambiance familiale est joyeuse et harmonieuse. Suite à une dispute pourtant sans importance, le père décide de récupérer la garde de ses filles, considérant que l’éducation que leur offre leur mère et la vie conjugale qu’elle mène leur sont nocives.
Ce film est inspiré du cas réel de Karen Atala, dont la bataille judiciaire qui a duré près de 10 ans a ouvert le débat public sur la question de l’homoparentalité. Pepa San Martín choisit pourtant ici de laisser totalement hors-champ le procès et prend le parti d’imaginer et retranscrire cet événement depuis le point de vue de Sara, personnage entre deux mondes, celui de l’enfance et celui des adultes. C’est à travers son regard que la réalisatrice interroge subtilement les non-dits tout comme les petits riens du quotidien. Ce film est en effet, avant tout, un très beau portrait d’adolescente.


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : troisième, seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relations familiales, l'art de vivre ensemble, sentiment d'appartenance : singularités et solidarités.

Ressources pédagogiques :
Télécharger le dossier pédagogique >>
Pour organiser une séance :
envoyez votre demande par mail à Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. (si possible avant les vacances de Noël).
L'avis Cinélangues : À travers une mise en scène délicate et intelligente, Pepa San Martin, dont c’est le premier long métrage, aborde le problème de la différence et de la difficulté à vivre dans un schéma social hors norme. Le spectateur plonge, à travers le regard de la petite Sara, dans le quotidien d’une famille de deux femmes confrontées aux préjugés de la classe moyenne chilienne. Sara, qui vit dans l’harmonie joyeuse de cette famille particulière, écoute les conversations et tente de comprendre les conflits qui l’entourent. A l’orée de l’adolescence, elle aborde l’étape de tous les questionnements et commence à porter un nouveau regard sur ses parents et sa famille. Primé à Berlin et au Festival de San Sébastien, ce film courageux et fin inspiré par un cas judiciaire chilien, permettra de réfléchir en classe, à tous les niveaux, du Collège à la Terminale, sur le « Vivre ensemble », les préjugés sociaux et la nécessité d’apprendre la tolérance.



Séances "tout public" : dim 14/01 à 20h30, mer 17/01 à 18h, dim 21/01 à 14h au cinéma Les Lobis.

Quinzaine du cinéma hispanique >> QUE DIOS NOS PERDONE


QUE DIOS NOS PERDONE

de Rodrigo Sorogoyen

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, 2017, 2h05, vostf

Prix du Meilleur acteur, Goya 2017

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement




Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement
des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l'improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l'enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ?


Que dios nos perdones vu par Critikat.com

La ressortie, au début de l’été, du magnifique Memories of Murder de Bong Joon-ho a permis de remesurer la dette esthétique de nombreux cinéastes contemporains envers son auteur. En signant Que Dios Nos Perdone, Rodrigo Sorogoyen assume d’emblée la filiation : deux flics que tout oppose se retrouvent embarqués dans la traque d’un serial-killer dont les meurtres gérontophiles à forte teneur psychanalytique rivalisent d’obscénité. Le tout dans un Madrid en ébullition où gravitent de nombreux éléments symboliques, constitutifs de la société espagnole contemporaine (de la folie populaire qui entoure la visite du Pape Benoît XVI dans la capitale à la contestation politique émergente, incarnée par le Mouvement des Indignés). Difficile également de ne pas penser à La Isla Mínima d’Alberto Rodríguez (sorti en 2015) – déjà une réplique andalouse du polar coréen – ou au cinéma américain : Sorogoyen emprunte le cadre urbain et la quête obsessionnelle mais vaine de Zodiac de David Fincher. Si Que Dios Nos Perdone appelle à tant de références immédiatement reconnaissables, c’est qu’il respecte scrupuleusement le genre qu’il investit : pas d’ironie surplombante sur le récit ou les personnages, pas non plus de recours à une imagerie grand-guignol sanguinolente et stylisée, le jeune réalisateur espagnol vise un classicisme efficace et haletant. Lire la critique complète >>


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : première, terminale.
Ressources pédagogiques :
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Quinzaine du cinéma hispanique >> ABRACADABRA


ABRACADABRA

de Pablo Berger

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, France, 2017, 1h36, vostf

Sortie nationale le 3 janvier

 



Pour se reposer de sa dure journée de travail au chantier, Carlos préfère de loin la bière aux sorties culturelles. Macho typique, il regarde le football avec bien plus d'attention que sa femme, pourtant aujourd'hui toute en beauté pour un mariage. Lors de la cérémonie, Carlos participe à une séance d'hypnose organisée par le cousin de Carmen, dont il se moque allégrement. Le lendemain matin, Carlos nettoie et range tout l'appartement et, des étincelles dans les yeux, apporte à Carmen son petit déjeuner au lit... Quelque chose a changé ! .


Abracadabra vu par Abusdeciné.com

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur espagnol Pablo Berger aime mettre en scène des histoires originales et composer des univers à part entière. Après avoir fait sensation début 2013 en adaptant « Blanche neige » en noir et blanc (Blancanieves) à la manière d'un film muet, le voici qui nous propose un scénario aux multiples facettes, entre drame amoureux, comédie fantastique et thriller psychologique. Et le mélange fonctionne à merveille grâce à l'étrangeté de certaines situations ou personnages, ajoutant au suspense ambiant et rendant au final l'improbable intrigue principale presque crédible, ou tout au moins désirable.
Car c'est bien avant tout du personnage de la femme que traite Abracadabra, de ses désirs presque oubliés, de ses espoirs enfouis profonds, de cet amour auquel elle a pratiquement renoncé, la faute à un homme dominé par la colère. La transformation du comportement de celui-ci est alors le vecteur de fantasmes et désirs qui pourraient bien reformer une envie de vie. Mais le scénario ahurissant signé Pablo Berger réservera bien des surprises, interrogeant à la fois la capacité à repartir sur de nouvelles bases et l'essence même du sentiment amoureux. Maribel Verdú excelle dans ce registre, entre incrédulité et espoirs renaissants, disséquant chacun des gestes de son bourrin de mari, pour mieux percevoir le réel changement.
[...] Avec une maîtrise déconcertante, Pablo Berger enchaîne d'improbables scènes dignes de films d'horreur où le filmage rapproché des visages domine, avec des scènes de pure comédie. Se permettant des clins d'œils aussi bien à L'Exorciste qu'à Taxi Driver ou La Fièvre du samedi soir, Abracadabra est de ces films qui vous surprennent à chaque nouvelle scène, pour mieux vous égarer dans ses multiples pistes, ou vous émouvoir dans ses conclusions. Sans nul doute l'un des films à ne pas rater cet automne.


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relation familiale, rôles sociaux de genre, surnaturel.

Ressources pédagogiques :
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Séances "tout public" : mer 10/01 à 18h, jeu 11/01 à 20h30, sam 13/01 à 16h, dim 14/01 à 14h, lun 15/01 à 18h, jeu 18/01 à 18h, sam 20/01 à 18h, lun 22/01 à 20h30, mar 23/01 à 18h, jeu 25/01 à 20h30 et ven 26/01 à 18h au cinéma Les Lobis.

Quinzaine du cinéma hispanique >> GENTE DE BIEN


GENTE DE BIÉN

de Franco Lolli


Avec Brayan Santamaria, Carlos Fernando Perez...

Colombie, 2013, 1h27, vostf

Présenté à la Semaine de la critique à Cannes en 2014

 



Éric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile. 


L'Avis de Cinélanques.com

Un premier film, réalisé avec beaucoup de sensibilité par un jeune cinéaste colombien  qui se place à hauteur d’enfant pour regarder le monde des adultes. A travers le regard d’Eric, deux mondes se confrontent, celui des pauvres et celui des riches et dessinent une peinture sociale forte et pertinente. Le film interroge le spectateur sur les rapports familiaux – très touchant rapport d’un père et d’un fils qui tentent de s’apprivoiser l’un l’autre – et les classes sociales. Il montre que parfois, avec les meilleures intentions du monde les actes en apparence généreux peuvent renforcer le sentiment d’inégalité des plus démunis. La grande bourgeoise Maria Isabel veut aider Eric et son père mais finalement doit se rendre à l’évidence de l’impossibilité de faire “le bien” tant le fossé de classe est infranchissable.  Dès le titre, cette problématique est posée car « gente de bien » signifie à la fois les gens fortunés et les gens qui souhaitent faire le bien. Le film montre avec finesse le conflit entre les rapports d’argent, de classe et de morale, thème qui pourra faire l’objet de débats intéressants en classe.

 

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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma, sciences économique et sociales.
N
iveau : quatrième, troisième, seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relations familiales, l'art de vivre ensemble, sentiment d'appartenance : singularités et solidarités.

Ressources pédagogiques :
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