NUAGES ÉPARS >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 14 décembre


NUAGES ÉPARS


de Mikio Naruse

Avec Yûzô Kayama, Yôko Tsukasa...

Japon, 1967, 1h48, vostf

Séance mardi 5 décembre à 20h30 au cinéma Les Lobis

dans le cadre du festival Cap sur le Monde et de Au fil des bobines

et en partenariat avec l'UTL.

Séance présentée par Pascal-Alex Vincent,

cinéaste et enseignant à la Sorbonne Nouvelle

et auteur de L'âge d'or du cinéma japonais (éditions Carlotta Films, 2016).

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Yumiko Eda et son mari Hiroshi se préparent à partir vivre aux Etats-Unis. Dans quelques mois, la jeune femme enceinte donnera naissance à leur premier enfant. Mais Hiroshi, renversé par une voiture, meurt subitement. Rongé par le remords, Shiro Mishima, le responsable de l'accident, décide de verser une pension à la jeune veuve et de maintenir le contact avec elle...

Mélodrame en couleurs et dernier film de Mikio Naruse, Nuages épars est le chant du cygne de l'âge d'or du cinéma japonais, tout en délicatesse et émotion contenue. Une œuvre majeure pour un grand cinéaste, que l'on ne finit pas de redécouvrir.



Nuages épars vu par Critikat

Peintre des humeurs et des climats, le cinéaste a tout au long de sa carrière saisi des états passagers, des personnages soumis aux variations de l’âme et du cœur, entre orages intérieurs et soudaines éclaircies. Son ultime opus ne fait pas exception, et Naruse cueille d’emblée le spectateur en soufflant le chaud et le froid. Yumiko a rendez-vous dans un café avec son mari Hiroki. Elle attend un enfant, il vient d’obtenir un poste important à Washington. Tous deux nagent dans le bonheur et s’apprêtent à partir ensemble. Les premières images nous plongent dans une atmosphère souriante et colorée, rappelant par endroits le Bonjour de Yasujirô Ozu : les enfants imitent les codes de la télévision pendant que les adultes parcourent des manuels d’anglais, dans un Japon de plus en plus tourné vers l’Occident. Mais ce début en trompe-l’œil se dissipe vite, car dès la septième minute un coup de téléphone nous apprend la mort d’Hiroki, tué dans un accident de la route. Cette disparition réduit à néant les rêves de l’héroïne et le récit vire brutalement au mélodrame.
Court-circuitant le scénario attendu – deuil, acceptation et résilience – Naruse développe une intrigue plus troublante, confrontant la jeune veuve à une situation inextricable. Lors de la cérémonie funéraire, le conducteur impliqué dans le drame vient présenter ses condoléances, suscitant l’indignation de la famille. Pourtant Shiro se révèle un homme sensible et tourmenté, bien loin du chauffard présumé. [...] Peu à peu naît toutefois une attirance confuse entre ces deux êtres meurtris, reliés et séparés par le fantôme de l’époux, qui ne saurait complètement s’effacer… Lire la critique complète >>


En savoir plus

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Autres séances : lun 11/12 à 18h, jeu 14/12 à 18h, ven 15/12 à 18h au cinéma Les Lobis.