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EN ATTENDANT LES HIRONDELLES >> CAP SUR LE MONDE >> Du 30 novembre au 10 décembre

 

 

EN ATTENDANT LES HIRONDELLES


de Karim Moussaoui


Avec Mohamed Djouhri, Sonia Mekkiou...
France, 2016, 1h53, vostf
Un certain regard, Cannes 2017
Ce film est soutenu par le GNCR


Séance samedi 9 décembre à 10h30

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.




Aujourd’hui, en Algérie, trois histoires, trois générations.Mourad, un promoteur immobilier, divorcé, sent que tout lui échappe. Aïcha, une jeune fille, est tiraillée entre son désir pour Djalil et un autre destin promis. Dahman, un neurologue, est soudainement rattrapé par son passé, à la veille de son mariage. Dans les remous de ces vies bousculées qui mettent chacun face à des choix décisifs, passé et présent se télescopent pour raconter l'Algérie contemporaine.


En attendant les hirondelles vu par Férid Boughedir pour Jeuneafrique.com

La nouveauté de l’approche de Karim Moussaoui est que dans « En attendant les hirondelles », tout est dit [...] par le cinéma : des regards qui se croisent, des silences qui durent, des scènes de violence et de délinquance, vues de loin, de très belles prises de vue, sans paroles, d’immenses chantiers immobiliers toujours en construction, ou encore  de bidonvilles où survivent les oubliés d’un système autoritaire en vigueur depuis des décennies, font que le spectateur découvre par lui-même, à travers ces trois court-métrages [...] une vision saisissante de l’Algérie contemporaine, toujours sous le poids d’un certain immobilisme qui pousse une grande partie de la jeunesse au désenchantement.
Mais, fort heureusement, c’est par le cinéma encore, que ce jeune cinéaste lucide qui croit dans la beauté et dans la force du sentiment amoureux pour faire évoluer les choses, nous montre dans son film que son espoir  personnel de libération de cette paralysie générale passe par la vitalité de la jeunesse algérienne. Lire l'article dans son intégralité >>


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Séances
: jeu 30/11 à 20h30, sam 2/12 à 16h, dim 3/12 à 20h30, lun 4/12 à 18h, sam 9/12 à 10h30, dim 10/12 à 20h30 au cinéma Les Lobis.


NUAGES ÉPARS >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 14 décembre


NUAGES ÉPARS


de Mikio Naruse

Avec Yûzô Kayama, Yôko Tsukasa...

Japon, 1967, 1h48, vostf

Séance mardi 5 décembre à 20h30 au cinéma Les Lobis

dans le cadre du festival Cap sur le Monde et de Au fil des bobines

et en partenariat avec l'UTL.

Séance présentée par Pascal-Alex Vincent,

cinéaste et enseignant à la Sorbonne Nouvelle

et auteur de L'âge d'or du cinéma japonais (éditions Carlotta Films, 2016).

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Yumiko Eda et son mari Hiroshi se préparent à partir vivre aux Etats-Unis. Dans quelques mois, la jeune femme enceinte donnera naissance à leur premier enfant. Mais Hiroshi, renversé par une voiture, meurt subitement. Rongé par le remords, Shiro Mishima, le responsable de l'accident, décide de verser une pension à la jeune veuve et de maintenir le contact avec elle...

Mélodrame en couleurs et dernier film de Mikio Naruse, Nuages épars est le chant du cygne de l'âge d'or du cinéma japonais, tout en délicatesse et émotion contenue. Une œuvre majeure pour un grand cinéaste, que l'on ne finit pas de redécouvrir.



Nuages épars vu par Critikat

Peintre des humeurs et des climats, le cinéaste a tout au long de sa carrière saisi des états passagers, des personnages soumis aux variations de l’âme et du cœur, entre orages intérieurs et soudaines éclaircies. Son ultime opus ne fait pas exception, et Naruse cueille d’emblée le spectateur en soufflant le chaud et le froid. Yumiko a rendez-vous dans un café avec son mari Hiroki. Elle attend un enfant, il vient d’obtenir un poste important à Washington. Tous deux nagent dans le bonheur et s’apprêtent à partir ensemble. Les premières images nous plongent dans une atmosphère souriante et colorée, rappelant par endroits le Bonjour de Yasujirô Ozu : les enfants imitent les codes de la télévision pendant que les adultes parcourent des manuels d’anglais, dans un Japon de plus en plus tourné vers l’Occident. Mais ce début en trompe-l’œil se dissipe vite, car dès la septième minute un coup de téléphone nous apprend la mort d’Hiroki, tué dans un accident de la route. Cette disparition réduit à néant les rêves de l’héroïne et le récit vire brutalement au mélodrame.
Court-circuitant le scénario attendu – deuil, acceptation et résilience – Naruse développe une intrigue plus troublante, confrontant la jeune veuve à une situation inextricable. Lors de la cérémonie funéraire, le conducteur impliqué dans le drame vient présenter ses condoléances, suscitant l’indignation de la famille. Pourtant Shiro se révèle un homme sensible et tourmenté, bien loin du chauffard présumé. [...] Peu à peu naît toutefois une attirance confuse entre ces deux êtres meurtris, reliés et séparés par le fantôme de l’époux, qui ne saurait complètement s’effacer… Lire la critique complète >>


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Autres séances : lun 11/12 à 18h, jeu 14/12 à 18h, ven 15/12 à 18h au cinéma Les Lobis.

QUE DIOS NOS PERDONE >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


QUE DIOS NOS PERDONE

de Rodrigo Sorogoyen

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, 2017, 2h05, vostf

Prix du Meilleur acteur, Goya 2017

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement


Séance unique mardi 5 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement
des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l'improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l'enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ?


Que dios nos perdones vu par Critikat.com

La ressortie, au début de l’été, du magnifique Memories of Murder de Bong Joon-ho a permis de remesurer la dette esthétique de nombreux cinéastes contemporains envers son auteur. En signant Que Dios Nos Perdone, Rodrigo Sorogoyen assume d’emblée la filiation : deux flics que tout oppose se retrouvent embarqués dans la traque d’un serial-killer dont les meurtres gérontophiles à forte teneur psychanalytique rivalisent d’obscénité. Le tout dans un Madrid en ébullition où gravitent de nombreux éléments symboliques, constitutifs de la société espagnole contemporaine (de la folie populaire qui entoure la visite du Pape Benoît XVI dans la capitale à la contestation politique émergente, incarnée par le Mouvement des Indignés). Difficile également de ne pas penser à La Isla Mínima d’Alberto Rodríguez (sorti en 2015) – déjà une réplique andalouse du polar coréen – ou au cinéma américain : Sorogoyen emprunte le cadre urbain et la quête obsessionnelle mais vaine de Zodiac de David Fincher. Si Que Dios Nos Perdone appelle à tant de références immédiatement reconnaissables, c’est qu’il respecte scrupuleusement le genre qu’il investit : pas d’ironie surplombante sur le récit ou les personnages, pas non plus de recours à une imagerie grand-guignol sanguinolente et stylisée, le jeune réalisateur espagnol vise un classicisme efficace et haletant. Lire la critique complète >>


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : première, terminale.
Ressources pédagogiques :
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« Enseignants » >>





ABRACADABRA >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


ABRACADABRA

de Pablo Berger

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, France, 2017, 1h36, vostf

Sortie nationale le 3 janvier

.Avant-première jeudi 7 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Pour se reposer de sa dure journée de travail au chantier, Carlos préfère de loin la bière aux sorties culturelles. Macho typique, il regarde le football avec bien plus d'attention que sa femme, pourtant aujourd'hui toute en beauté pour un mariage. Lors de la cérémonie, Carlos participe à une séance d'hypnose organisée par le cousin de Carmen, dont il se moque allégrement. Le lendemain matin, Carlos nettoie et range tout l'appartement et, des étincelles dans les yeux, apporte à Carmen son petit déjeuner au lit... Quelque chose a changé ! .


Abracadabra vu par Abusdeciné.com

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur espagnol Pablo Berger aime mettre en scène des histoires originales et composer des univers à part entière. Après avoir fait sensation début 2013 en adaptant « Blanche neige » en noir et blanc (Blancanieves) à la manière d'un film muet, le voici qui nous propose un scénario aux multiples facettes, entre drame amoureux, comédie fantastique et thriller psychologique. Et le mélange fonctionne à merveille grâce à l'étrangeté de certaines situations ou personnages, ajoutant au suspense ambiant et rendant au final l'improbable intrigue principale presque crédible, ou tout au moins désirable.
Car c'est bien avant tout du personnage de la femme que traite Abracadabra, de ses désirs presque oubliés, de ses espoirs enfouis profonds, de cet amour auquel elle a pratiquement renoncé, la faute à un homme dominé par la colère. La transformation du comportement de celui-ci est alors le vecteur de fantasmes et désirs qui pourraient bien reformer une envie de vie. Mais le scénario ahurissant signé Pablo Berger réservera bien des surprises, interrogeant à la fois la capacité à repartir sur de nouvelles bases et l'essence même du sentiment amoureux. Maribel Verdú excelle dans ce registre, entre incrédulité et espoirs renaissants, disséquant chacun des gestes de son bourrin de mari, pour mieux percevoir le réel changement.
[...] Avec une maîtrise déconcertante, Pablo Berger enchaîne d'improbables scènes dignes de films d'horreur où le filmage rapproché des visages domine, avec des scènes de pure comédie. Se permettant des clins d'œils aussi bien à L'Exorciste qu'à Taxi Driver ou La Fièvre du samedi soir, Abracadabra est de ces films qui vous surprennent à chaque nouvelle scène, pour mieux vous égarer dans ses multiples pistes, ou vous émouvoir dans ses conclusions. Sans nul doute l'un des films à ne pas rater cet automne.


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relation familiale, rôles sociaux de genre, surnaturel.

Ressources pédagogiques :
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« Enseignants » >>



RARA >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


RARA

de Pepa San Martín


Avec Mariana Loyola, Agustina Muñoz...

Chili, Argentine, 2016, 1h28, vostf

Grand Prix du Jury, Berlin 2017

 

.Séance unique vendredi 8 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Depuis le divorce de leurs parents, Sara, 12 ans, et sa petite sœur Cata vivent avec leur mère et la compagne de celle-ci. Leur quotidien, fait de tendresse et de complicité, ressemble à celui d’autres familles. Lorsque leur père tente d’obtenir leur garde, l’équilibre de la famille semble mis à l’épreuve… 


Rara vu par Cinélatino.fr

Sara est une jeune adolescente qui vit avec sa une petite sœur, sa mère et la compagne de celle-ci. L’ambiance familiale est joyeuse et harmonieuse. Suite à une dispute pourtant sans importance, le père décide de récupérer la garde de ses filles, considérant que l’éducation que leur offre leur mère et la vie conjugale qu’elle mène leur sont nocives.
Ce film est inspiré du cas réel de Karen Atala, dont la bataille judiciaire qui a duré près de 10 ans a ouvert le débat public sur la question de l’homoparentalité. Pepa San Martín choisit pourtant ici de laisser totalement hors-champ le procès et prend le parti d’imaginer et retranscrire cet événement depuis le point de vue de Sara, personnage entre deux mondes, celui de l’enfance et celui des adultes. C’est à travers son regard que la réalisatrice interroge subtilement les non-dits tout comme les petits riens du quotidien. Ce film est en effet, avant tout, un très beau portrait d’adolescente.


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : troisième, seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relations familiales, l'art de vivre ensemble, sentiment d'appartenance : singularités et solidarités.

Ressources pédagogiques :
Télécharger le dossier pédagogique >>
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« Enseignants » >>
L'avis Cinélangues
:
À travers une mise en scène délicate et intelligente, Pepa San Martin, dont c’est le premier long métrage, aborde le problème de la différence et de la difficulté à vivre dans un schéma social hors norme. Le spectateur plonge, à travers le regard de la petite Sara, dans le quotidien d’une famille de deux femmes confrontées aux préjugés de la classe moyenne chilienne. Sara, qui vit dans l’harmonie joyeuse de cette famille particulière, écoute les conversations et tente de comprendre les conflits qui l’entourent. A l’orée de l’adolescence, elle aborde l’étape de tous les questionnements et commence à porter un nouveau regard sur ses parents et sa famille. Primé à Berlin et au Festival de San Sébastien, ce film courageux et fin inspiré par un cas judiciaire chilien, permettra de réfléchir en classe, à tous les niveaux, du Collège à la Terminale, sur le « Vivre ensemble », les préjugés sociaux et la nécessité d’apprendre la tolérance.