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ABRACADABRA >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


ABRACADABRA

de Pablo Berger

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, France, 2017, 1h36, vostf

Sortie nationale le 3 janvier

.Avant-première jeudi 7 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Pour se reposer de sa dure journée de travail au chantier, Carlos préfère de loin la bière aux sorties culturelles. Macho typique, il regarde le football avec bien plus d'attention que sa femme, pourtant aujourd'hui toute en beauté pour un mariage. Lors de la cérémonie, Carlos participe à une séance d'hypnose organisée par le cousin de Carmen, dont il se moque allégrement. Le lendemain matin, Carlos nettoie et range tout l'appartement et, des étincelles dans les yeux, apporte à Carmen son petit déjeuner au lit... Quelque chose a changé ! .


Abracadabra vu par Abusdeciné.com

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur espagnol Pablo Berger aime mettre en scène des histoires originales et composer des univers à part entière. Après avoir fait sensation début 2013 en adaptant « Blanche neige » en noir et blanc (Blancanieves) à la manière d'un film muet, le voici qui nous propose un scénario aux multiples facettes, entre drame amoureux, comédie fantastique et thriller psychologique. Et le mélange fonctionne à merveille grâce à l'étrangeté de certaines situations ou personnages, ajoutant au suspense ambiant et rendant au final l'improbable intrigue principale presque crédible, ou tout au moins désirable.
Car c'est bien avant tout du personnage de la femme que traite Abracadabra, de ses désirs presque oubliés, de ses espoirs enfouis profonds, de cet amour auquel elle a pratiquement renoncé, la faute à un homme dominé par la colère. La transformation du comportement de celui-ci est alors le vecteur de fantasmes et désirs qui pourraient bien reformer une envie de vie. Mais le scénario ahurissant signé Pablo Berger réservera bien des surprises, interrogeant à la fois la capacité à repartir sur de nouvelles bases et l'essence même du sentiment amoureux. Maribel Verdú excelle dans ce registre, entre incrédulité et espoirs renaissants, disséquant chacun des gestes de son bourrin de mari, pour mieux percevoir le réel changement.
[...] Avec une maîtrise déconcertante, Pablo Berger enchaîne d'improbables scènes dignes de films d'horreur où le filmage rapproché des visages domine, avec des scènes de pure comédie. Se permettant des clins d'œils aussi bien à L'Exorciste qu'à Taxi Driver ou La Fièvre du samedi soir, Abracadabra est de ces films qui vous surprennent à chaque nouvelle scène, pour mieux vous égarer dans ses multiples pistes, ou vous émouvoir dans ses conclusions. Sans nul doute l'un des films à ne pas rater cet automne.


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relation familiale, rôles sociaux de genre, surnaturel.

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QUE DIOS NOS PERDONE >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


QUE DIOS NOS PERDONE

de Rodrigo Sorogoyen

Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo...

Espagne, 2017, 2h05, vostf

Prix du Meilleur acteur, Goya 2017

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement


Séance unique mardi 5 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement
des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l'improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l'enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ?


Que dios nos perdones vu par Critikat.com

La ressortie, au début de l’été, du magnifique Memories of Murder de Bong Joon-ho a permis de remesurer la dette esthétique de nombreux cinéastes contemporains envers son auteur. En signant Que Dios Nos Perdone, Rodrigo Sorogoyen assume d’emblée la filiation : deux flics que tout oppose se retrouvent embarqués dans la traque d’un serial-killer dont les meurtres gérontophiles à forte teneur psychanalytique rivalisent d’obscénité. Le tout dans un Madrid en ébullition où gravitent de nombreux éléments symboliques, constitutifs de la société espagnole contemporaine (de la folie populaire qui entoure la visite du Pape Benoît XVI dans la capitale à la contestation politique émergente, incarnée par le Mouvement des Indignés). Difficile également de ne pas penser à La Isla Mínima d’Alberto Rodríguez (sorti en 2015) – déjà une réplique andalouse du polar coréen – ou au cinéma américain : Sorogoyen emprunte le cadre urbain et la quête obsessionnelle mais vaine de Zodiac de David Fincher. Si Que Dios Nos Perdone appelle à tant de références immédiatement reconnaissables, c’est qu’il respecte scrupuleusement le genre qu’il investit : pas d’ironie surplombante sur le récit ou les personnages, pas non plus de recours à une imagerie grand-guignol sanguinolente et stylisée, le jeune réalisateur espagnol vise un classicisme efficace et haletant. Lire la critique complète >>


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Disciplines : espagnol, cinéma.
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UNE FEMME FANTASTIQUE >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


UNE FEMME FANTASTIQUE

Un film de Sebastián Lelio

Avec Daniela Vega, Francisco Reyes...

Chili, Allemagne, Espagne, États-Unis, 2017, 1h44, vostf

Lion d’argent du meilleur scénario, Berlin 2017 et Grand Prix, Festival de Cabourg 2017

 

Séance unique samedi 9 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s'aiment loin des regards et se projettent vers l'avenir. Lorsqu'il meurt soudainement, Marina subit l’hostilité des proches d'Orlando (une "sainte famille" qui rejette tout ce qu'elle représente) et la suspicion de la police. Marina va se battre, avec la même énergie que celle dépensée depuis toujours pour devenir la femme qu'elle est : une femme forte, courageuse, digne... une femme fantastique !



Le mot de Ciné'fil

Une femme fantastique, tout le monde voudrait la connaître. Et pourtant…
Elle serait une femme qui danse, qui chante, qui aime passionnément au point que les plus belles chutes d’eau du monde seraient moins terrifiantes qu’une simple chute dans les escaliers. Marina est cette femme fantastique, jeune trentenaire, amoureuse d’Orlando, dont la fleur de l’âge se fane.
Ceci pourrait être un film policier. Il y a d’ailleurs une inspectrice qui enquête sur ce décès. Car, en plus des marques suspectes sur le cadavre, Mariana est transsexuelle : les soupçons se renforcent.
Ce pourrait être un film de famille. Car comment nommer la relation entre ces deux êtres ? À quelle famille Orlando est-il rattaché ? À son ancienne épouse divorcée ? Son frère ?
Ce pourrait être un film social. Qui et quels droits protègent Marina ? L’intelligence de Sébastien Lelio, auteur que nous avions découvert avec son film précédent Gloria, est d’échapper à tout récit trop romancé ou trop documentaire. Comme son héroïne interprétée par Daniela Varga, actrice transsexuelle, son film trace sa voie entre le réalisme des situations et la poésie de la réalisation qui rend magique et humaine la dureté du monde.

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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : première, terminale.
Notions, thèmes :
rôles sociaux de genre, relations familiales, lieux et formes de pouvoir, sentiment d'appartenance.
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RARA >> CAP SUR LE MONDE >> Du 4 au 9 décembre


RARA

de Pepa San Martín


Avec Mariana Loyola, Agustina Muñoz...

Chili, Argentine, 2016, 1h28, vostf

Grand Prix du Jury, Berlin 2017

 

.Séance unique vendredi 8 décembre à 14h

au cinéma Les Lobis dans le cadre du festival Cap sur le Monde.

Séance présentée par Thierry Méranger,

rédacteur aux Cahiers du cinéma, enseignant en option « cinéma » à Dreux

et directeur artistique du festival Cap sur le Monde.

 



Depuis le divorce de leurs parents, Sara, 12 ans, et sa petite sœur Cata vivent avec leur mère et la compagne de celle-ci. Leur quotidien, fait de tendresse et de complicité, ressemble à celui d’autres familles. Lorsque leur père tente d’obtenir leur garde, l’équilibre de la famille semble mis à l’épreuve… 


Rara vu par Cinélatino.fr

Sara est une jeune adolescente qui vit avec sa une petite sœur, sa mère et la compagne de celle-ci. L’ambiance familiale est joyeuse et harmonieuse. Suite à une dispute pourtant sans importance, le père décide de récupérer la garde de ses filles, considérant que l’éducation que leur offre leur mère et la vie conjugale qu’elle mène leur sont nocives.
Ce film est inspiré du cas réel de Karen Atala, dont la bataille judiciaire qui a duré près de 10 ans a ouvert le débat public sur la question de l’homoparentalité. Pepa San Martín choisit pourtant ici de laisser totalement hors-champ le procès et prend le parti d’imaginer et retranscrire cet événement depuis le point de vue de Sara, personnage entre deux mondes, celui de l’enfance et celui des adultes. C’est à travers son regard que la réalisatrice interroge subtilement les non-dits tout comme les petits riens du quotidien. Ce film est en effet, avant tout, un très beau portrait d’adolescente.


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.Enseignants.

Disciplines : espagnol, cinéma.
N
iveau : troisième, seconde, première, terminale.
Notions, thèmes :
relations familiales, l'art de vivre ensemble, sentiment d'appartenance : singularités et solidarités.

Ressources pédagogiques :
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L'avis Cinélangues
:
À travers une mise en scène délicate et intelligente, Pepa San Martin, dont c’est le premier long métrage, aborde le problème de la différence et de la difficulté à vivre dans un schéma social hors norme. Le spectateur plonge, à travers le regard de la petite Sara, dans le quotidien d’une famille de deux femmes confrontées aux préjugés de la classe moyenne chilienne. Sara, qui vit dans l’harmonie joyeuse de cette famille particulière, écoute les conversations et tente de comprendre les conflits qui l’entourent. A l’orée de l’adolescence, elle aborde l’étape de tous les questionnements et commence à porter un nouveau regard sur ses parents et sa famille. Primé à Berlin et au Festival de San Sébastien, ce film courageux et fin inspiré par un cas judiciaire chilien, permettra de réfléchir en classe, à tous les niveaux, du Collège à la Terminale, sur le « Vivre ensemble », les préjugés sociaux et la nécessité d’apprendre la tolérance.





CARRÉ 35 >> Du 21 au 29 décembre


CARRÉ 35

d’Éric Caravaca

France, 2017, 1h07
Sélection officielle, Cannes 2017


Ciné Discussion jeudi 21 décembre à 20h30 dans le cadre de CinéPsy.

Plus d'info prochainement...

 



"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes." Éric Caravaca

Une enquête existentielle menée par l’acteur-réalisateur sur les traces d’un secret de famille vieux de plus de cinquante ans. D’une sensibilité bouleversante, ce documentaire fait dialoguer l’histoire familiale et la grande histoire de la décolonisation du Maroc.le et la grande histoire de la décolonisation du Maroc..


Carré 35 vu par Positif (spécial festival de Cannes)

Chaque festival recèle en son sein une découverte inattendue, une œuvre dont l’observation préalable des différentes sélections n’avait pas réussi à retenir l’attention, et dont rien ne pouvait présager l’incroyable puissance émotionnelle qu’elle couvait en secret. Cette année, discrètement niché en séance spéciale, c’est le documentaire d’Éric Caravaca, film le plus court de la sélection officielle, qui a saisi de plein fouet les quelques festivaliers ayant décidé de délaisser un instant les compétitions plus médiatiques. Ce beau titre de Carré 35 cache ainsi une enquête existentielle menée par l’acteur réalisateur sur les traces d’un secret de famille vieux de plus de cinquante ans, concernant sa soeur aînée morte prématurément à l’aube de sa troisième année, quand ses parents vivaient dans un Maroc français agonisant sans le savoir encore. De cette disparition, la mère de Caravaca va construire un trou noir mémoriel, effaçant toute trace de ce premier enfant mais créant de la sorte un fantôme enveloppant la famille meurtrie dans les voiles d’un tabou mystérieux. Par la grâce d’une infinie délicatesse dans le montage et l’écriture, Caravaca se révèle un documentariste d’une sensibilité bouleversante, à l’intelligence affutée par la douleur d’un deuil vécu a posteriori. Jamais artificiel, le dialogue qu’il instaure entre les parcours de sa famille et la grande histoire de la décolonisation aura hanté la suite du festival pour tous les spectateurs ayant été mis dans cette terrible confidence.


En savoir plus
Consulter le site officiel (dossier de presse, bande annonce, etc.) >>
Écouter le réalisateur dans Par les temps qui courent sur France Culture >>


Séances
: jeu 21/12 à 20h30*, sam 23/12 à 16h, dim 24/12 à 20h30, lun 25/12 à 18h, jeu 28/12 à 18h, ven 29/12 à 18h au cinéma Les Lobis.